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Les Israélismes et les récits controuvés dans les livres d’exégèse
Section : Les catégories de l’exégèse coranique
Section : L’exégèse par tradition

Les grandes écoles exégétiques

mercredi 4 avril 2001

Les Écoles Exégétiques

Il y eut de nombreuses écoles exégétiques ayant leurs caractéristiques, leurs qualités, leurs professeurs et leurs disciples. Ainsi trouve-t-on :

  1. l’École du Hijâz comprenant en fait deux écoles : l’école de la Mecque dont le grand professeur était Ibn `Abbâs et l’école de Médine avec comme professeurs `Alî Ibn Abî Tâlib, Ubayy Ibn Ka`b entre autres
  2. l’École de l’Iraq dont le grand professeur était Ibn Mas`ûd
  3. l’École du Shâm (la Syrie) avec comme professeur parmi les compagnons : Abû Ad-Dardâ’ Al-Ansârî Al-Khazrajî et Tamîm Ad-Dârî - l’ascète de son temps, le dévot du peuple de Palestine
  4. l’École d’Égypte dont le grand professeur était `Abdullâh Ibn `Amr Ibn Al-`Âs
  5. l’École du Yémen avec ses deux éminents professeurs Mu`âdh Ibn Jabal et Abû Mûsâ Al-Ash`arî

ainsi que d’autres écoles qui se répandirent dans le monde musulman. L’école la plus cotée et la mieux versée dans l’exégèse était l’école de la Mecque car son professeur et sheikh n’était autre qu’Ibn `Abbâs, le pontife (arabe : Habr) du Coran et son Interprète (arabe : Turjumân, littéralement : traducteur). L’Imâm Ibn Taymiyah dit : "Les plus grands spécialistes en matière de tafsîr sont les Mecquois car ils sont les compagnons d’Ibn `Abbâs comme Mujâhid, Atâ’ Ibn Abî Rabâh, `Ikrimah - le serviteur d’Ibn `Abbâs, Tâwûs, Abû Ash-Sha`thâ’, Sa`îd Ibn Jubayr et leurs semblables. Il y a également les Kûfiotes parmi les compagnons d’Ibn Mas`ûd et les savants de Médine dans le domaine du tafsîr comme Zayd Ibn Aslam qui enseigna à l’Imâm Mâlik le tafsîr ainsi qu’à son propre fils et à `Abdullâh Ibn Wahb." [1] Je me limiterai à la présentation des plus grandes figures des écoles de la Mecque, de Médine, d’Iraq, de Syrie, d’Égypte et du Yémen

A- l’École de la Mecque

  1. Mujâhid Ibn Jabr Al-Makkî

    L’affranchi d’As-Sâ’ib Ibn Abî As-Sâ’ib, il naquit en l’an 21 A.H. Il est l’un des élèves les plus brillants d’Ibn `Abbâs et celui qui l’accompagna le plus longtemps parmi eux. Al-Fadl Ibn Maymûn dit : J’entendis Mujâhid dire : "J’ai exposé le Coran trente fois à Ibn `Abbâs." On relate aussi qu’il dit : "J’exposai le Coran à Ibn `Abbâs trois fois m’arrêtant à chaque verset et l’interrogeant à quel sujet il fut révélé et de quelle façon." [2]

    Ibn Jarîr citant la chaîne de garants narre qu’Ibn Abî Malîkah dit : "je vis Mujâhid interroger Ibn `Abbâs au sujet de l’exégèse du Coran portant avec lui des tablettes. Alors Ibn `Abbâs lui ordonnait d’écrire jusqu’à ce qu’il l’eut interrogé sur le Coran en entier." C’est pourquoi l’Imâm Sufyân Ath-Thawrî dit : "Si tu reçois le tafsîr selon Mujâhid alors ne cherche pas davantage." Ibn Taymiyah dit : "C’est pour cette raison qu’Ash-Shâfi`î se basa sur son tafsîr et ainsi firent Al-Bukhârî et d’autres savants." [3] As-Suyûtî dit dans Al-Itqân : "La plupart des narrations citées par Al-Faryâbî dans son exégèse viennent de lui et il cita peu Ibn `Abbâs ou d’autres (savants)"

    Il décéda à la Mecque alors qu’il était prosterné en l’an 102 A.H.

  2. Sa`îd Ibn Jubayr

    L’affranchi des Banû Wâlibah, un clan de Banû Asad Ibn Khuzaymah, il puisa le savoir auprès d’Ibn `Abbâs, Ibn `Umar et `Abdullâh Ibn Mughaffal Al-Muzannî et d’autres. Il fut l’un des disciples d’Ibn `Abbâs, et habilité par son école. Ses débuts furent en tant que scribe de `Abdullâh Ibn `Utbah Ibn Mas`ûd puis celui d’Abû Burdah Al-Ash`arî. Puis ,il se consacra à la science jusqu’à ce qu’il devienne un Imâm et un savant.

    Sufyân Ath-Thawrî dit : "Apprenez le tafsîr d’après quatre personnes : Sa`îd Ibn Jubayr, Mujâhid Ibn Jabr, `Ikrimah et Ad-Dahhâk." Qatâdah dit : "Les hommes les plus savants étaient au nombre de quatre : `Atâ’ Ibn Abî Rabâh - le savant du culte (al-manâsik), Sa`îd Ibn Jubayr - le savant du tafsîr, `Ikrimah - le spécialiste des biographies, et Al-Hasan - le savant du licite et de l’illicite."

    Lorsque `Abd Ar-Rahmân Ibn Al-Ash`ath se rebella contre `Abd Al-Malik Ibn Marwân, Sa`îd Ibn Jubayr se joignit à lui. Après l’assassinat de `Abd Ar-Rahmân et la défaite de ses alliés, Sa`îd se réfugia à la Mecque. Alors, le gouverneur Khâlid Ibn `Abdillâh Al-Qasrî l’arrêta et l’envoya à Al-Hajjâj qui l’assassinat." Ceci eut lieu vers le milieu de l’an 95 A.H. Par ce qui crime abject, Al-Hajjâj mérita la colère de Dieu et des hommes. L’Imâm Ahmad dit : "Al-Hajjâj assassinat Sa`îd Ibn Jubayr alors que nul ne pouvait se dispenser de son savoir." Que Dieu l’agrée et lui donne satisfaction.

  3. `Atâ’ Ibn Abî Rabâh

    Il est originaire d’Al-Janad la ville du Yémen où s’installa l’émissaire du Prophète - que les salutations de Dieu et Ses bénédictions soient sur lui - Mu`âdh Ibn Jabal. Il s’installa à la Mecque et y vécut. Il atteignit le rang d’Imâm et de juriste et devint le Muftî de la Mecque. Ibn `Abbâs dit à son sujet aux habitants de la Mecque : "Vous vous rassemblez autour de moi alors que vous avez `Atâ’ ?" Nous avons cité précédemment la parole de Qatâdah à son sujet.

    L’Imâm des jurisconsultes Abû Hanîfah An-Nu`mân dit : "je n’ai vu personne mieux que `Atâ’ Ibn Abî Rabâh". Il est l’une des figures saillantes de l’école mecquoise du tafsîr. Il décéda en 114 A.H.

  4. `Ikrimah le serviteur d’Ibn `Abbâs

    Il s’agit Abû `Abdillâh, `Ikrimah Ibn Al-Barbarî, l’un des illustres Imâms. Ibn `Abbâs prit soin de son éducation et de sa culture dès son enfance et il fut parfois dur avec lui pendant son éducation. `Ikrimah dit : "Ibn `Abbâs m’attachait une chaîne au pied et m’enseignait le Coran et les traditions". Il disait aussi : "Tout ce que je vous dis au sujet du Coran, je le tiens d’Ibn `Abbâs". Il dit également : "J’ai interprété ce qu’il y a entre les deux couverture" c’est-à-dire tout le Coran.

    Les savants divergent à son sujet entre défenseurs et détracteurs mais la plupart d’entre eux le jugent fiable et juste. Il lui suffit comme appui le fait que l’Imâm Al-Bukhârî transmit des narrations venant de lui dans son Sahîh. [4] Ceux qui voudraient plus de certitude à son sujet peuvent se reporter aux écrits de l’Imâm Al-Hâfidh Ibn Hajar dans l’introduction du Fath. [5]

    Quelques grands Imâms témoignèrent de ses mérites. Ash-Sha`bî dit : "Il ne reste personne connaissant le Livre de Dieu mieux que `Ikrimah". Il décéda en 105 A.H.

B- l’École de Médine

La Médine fut, après l’hégire, la demeure de l’Islam et son centre névralgique du vivant du Prophète - que la paix et les bénédictions de Dieu soient sur lui. Puis, après le décès du Prophète, elle devint la capitale du caliphat musulman bien guidé et ce, jusqu’en l’an 40 A.H. approximativement. Quand le pouvoir passa aux mains des Omeyyades et qu’ils eurent transféré la capitale de leur royaume à Damas, la Médine garda son statut privilégié et resta l’un des grands centres du savoir. En effet, la majorité des Compagnons y demeura, ceux-là mêmes dont puisèrent les Successeurs. Le grand professeur de cette école fut Ubayy Ibn Ka`b et parmi les savants les plus réputés de cette école d’exégèse, il y a :

  1. Zayd Ibn Aslam

    Son père était le serviteur de notre maître `Umar Ibn Al-Khattâb. Zayd puisa le savoir auprès de son père et auprès de `Abdullâh Ibn `Umar, Aïshah et bien d’autres. Il enseigna le savoir et l’exégèse à son fils `Abd Ar-Rahmân Ibn Zayd Ibn Aslam ainsi qu’à l’Imâm Mâlik Ibn Anas - l’Imâm de Médine. Il décéda en 136 A.H.

  2. Abû Al-`Âliyah

    Il s’appelle Rufay` Ibn Mahrân Ar-Riyâhî. [6] Il connut le temps de la jâhiliyyah [7] et embrassa l’Islam deux ans après la mort du Prophète. Il narra la tradition de la part de `Alî, Ubayy Ibn Ka`b, Ibn `Abbâs, Ibn `Umar et d’autres. Rapportèrent de lui Budayl ibn Maysarah, Sa`îd Ibn Abî `Arûbah et d’autres. Le jugèrent fiable (thiqah) Ibn Ma`în, Abû Zur`ah et Abû Hâtim.

    Il est l’un des grands Successeurs (kibâr at-tâbi`în). On relate qu’il dit : "Je récitai le Coran du temps de `Umar trois fois." Ibn Abî Dâwûd dit de lui : "Nul après les Compagnons ne connaît la récitation mieux que Abû Al-`Âliyah." Il narra de la part d’Ubayy Ibn Ka`b une somme de traditions relatives à l’exégèse, transmise après lui par Ar-Rabî`Ibn Anas et Abû Ja`far Ar-Râzî. Cette somme est authentique comme nous l’avons précisé dans la présentation d’Ubayy.

    Il décéda en 90 A.H. [8]

  3. Muhammad Ibn Ka`b Al-Quradhî

    Il s’appelle Abû Hamzah ou Abû `Abdillâh, Muhammad Ibn Ka`b Al-Quradhî Al-Madanî. Il narra de la part de `Alî, Ibn Mas`ûd, Ibn `Abbâs et d’autres et aussi de la part d’Ubayy Ibn Ka`b avec un intermédiaire.

    Ibn Sa`d dit à son sujet : "Il était fiable (thiqah), savant, abondant en hadîth et très pieux." Il est l’un des hommmes des six recueils. Ibn `Awn dit de lui : "Je n’ai jamais vu meilleur connaisseur de l’interprétation du Coran qu’Al-Quradhî." Il décéda en 118 A.H. à l’âge de 71 ans selon certaines narrations.

C- Les Exégètes de l’École d’Iraq

L’une des Ecoles qui acquirent une forte compétence scientifique, ses disciples étaient aussi bien à Baghdâd qu’à Kûfah qu’à Bassorah (Al-Basrah). Le grand professeur de cette école fut `Abdullâh Ibn Mas`ûd. Quand notre maître `Umar nomma `Ammâr Ibn Yâsir en tant que gouverneur de Kûfah, il envoya avec lui `Abdullâh Ibn Mas`ûd en qualité de professeur et de ministre.

Les habitants d’Iraq puisèrent de son savoir incessamment et furent influencés par sa technique d’ijtihâd (effort de réflexion permettant de déduire des jugements non explicités dans les sources) en termes de jurisprudence, commandements (ahkâm) et tafsîr c’est-à-dire la liberté d’opinion en matière d’ijtihâd, une attitude bien avisée et souple vis-à-vis des Textes. On relate que Masrûq dit : "Je trouvai le savoir des Compagnons du Prophète - que les salutations de Dieu et Ses bénédictions soient sur lui - réuni dans six d’entre eux : `Umar, `Alî, Ubayy, Zayd, Abû Ad-Dardâ’ et `Abdullâh Ibn Mas`ûd. Le savoir de ces six se trouvait synthétisé en deux d’entre eux : `Alî et `Abdullâh i.e. Ibn Mas`ûd." Dans une autre variante, il cita Abû Mûsâ au lieu de Abû Ad-Dardâ’. [9] Mais les guerres ne laissèrent pas de temps à Abû Al-Hasan, `Alî pour la narration et le leadership scientifique après le caliphat. De ce fait, le leadership alla à Ibn Mas`ûd.

Parmi les disciples les plus connus de cette école, on cite :

  1. Masrûq Ibn Al-Ajda`

    Abû `Aïshah, Masrûq Ibn Al-Ajda` Ibn Mâlik ibn Umayyah Al-Hamdânî Al-Kûfî, le dévot, le savant qui oeuvre. Il narra de la part des quatre caliphes et d’Ibn Mas`ûd, Ubayy Ibn Ka`b et d’autres. Il était le plus savant parmi les compagnons d’Ibn Mas`ûd et celui qui puisa le plus de lui.

    `Alî Ibn Al-Madînî dit : "Je n’avance aucun des compagnons de `Abdullâh (Ibn Mas`ûd) sur Masrûq." Ash-Sha`bî dit : "Je n’ai vi personne plus avide de science que lui." Ibn Ma`în dit à son sujet : "Il est fiable et au-dessus de toute interrogation." Les auteurs des six recueils transmirent ses narrations. On relate de sa part de nombreuses narrations en matière d’exégèse, narrations qu’il tint de son maître Ibn Mas`ûd. Aussi on relate qu’il dit : "`Abdullâh - i.e. Ibn Mas`ûd - nous récitait la sourate puis nous en parlait et l’interprétait à longueur de journée."

    Il décéda en 63 A.H. selon l’opinion la plus valide.

  2. Qatâdah Ibn Di`âmah

    Il s’agit de Abû Al-Khattâb, Qatâdah Ibn Di`âmah As-Sadûsî Al-Akmah [10], d’origine arabe, habitant Bassorah. Il narra d’après certains Compagnons et Successeurs. il avait une connaissance étendue en poésie arabe, ainsi que les périples des Arabes et leurs généalogies. Expert en langue arabe, il devint très connu dans le domaine du tafsîr.

    Sa`îd Ibn Al-Musayyib dit à son sujet : "Je n’ai poitn vu un iraqien meilleur mémorisateur (du Coran) que Qatâdah." Il servit d’argument pour les auteurs des six recueils (pour trancher certaines questions) mais il s’engagea au sujet de la prédestination alors que le Prophète dit : "Quand on parle de prédestination, abstenez-vous." De ce fait, certains savants évitèrent de se référer à lui. Il décéda en 117 A.H.

  3. Al-Hasan Al-Bas

    Il s’agit de Abû Sa`îd, Al-Hasan Al-Basrî, l’affranchi des Ansârs. Sa mère est Khayrah, la servante d’Umm Salamah. Il naquit deux ans avant la fin du caliphat de `Umar et grandit dans Wadî Al-Qurâ. Il avait une langue pure. Il était un pieux, un ascète et un prédicateur sans pareil. Il narra d’après certains Compagnons et Successeurs, et de nombreux Successeurs rapportèrent de lui. Ibn Sa`d dit de lui : "Al-Hasan était une somme, un savant élevé et un juriste. Il était fiable, honnête, dévot, au savoir abondant et à la langue pure. Il était beau et ??."

    On dit qu’il doit la pureté de sa langue pour s’être nourri au sein de la Mère des Croyants Umm Salamah, la maîtresse de sa mère. [11] On dit qu’il est le meilleur Successeur. On transmit de lui de nombreuses traditions qui furent examinées par les savants critiques qui distinguèrent les narrations authentiques des narrations faibles. Il décéda en 110 A.H.

  4. Murrah Al-Hamadânî

    Il s’agit de Abû Ismâ`îl, Murrah Ibn Shurâhîl Al-Kûfî, le dévot. On l’appelait Murrah At-Tayyib (le Bon) et Murrah Al-Khayyir (le Bienfaisant) tellement il faisait preuve de dévotion et d’extrême piété. Il narra de la part d’Abû Bakr, `Umar, `Alî, Ibn Mas`ûd et d’autres. Ash-Sha`bî et d’autres rapportèrent de lui. Ibn Ma`în et d’autres Imâms d’al-jarh wat-ta`dîl (la Critique des Narrateurs) le déclarèrent fiable. Les Auteurs des six recueils citèrent ses narrations. Il était l’un des savants réputés de l’exégèse du Coran. Il décéda en 76 A.H.

  5. Ad-Dahhâk Ibn Muzâhim

    Il s’agit d’Ad-Dahhâk Ibn Muzâhim Al-Hilâlî, l’affranchi de Khurâsân des Banû Hilâl. Il narra la tradition d’après certains Compagnons et puisa de leur savoir. Ahmad Ibn Hanbal, Ibn Ma`în et Abû Zur`ah le déclarèrent fiable. Il était connu dans le domaine du tafsîr. Il décéda en 105 A.H.

D- L’École de Syrie

Y étaient connus :

  1. `Abd Ar-Rahmân Ibn Ghanam Al-Ash`arî

    Al-Fârûq, `Umar ibn Al-Khattâb, l’envoya en Syrie pour éduquer les foules et leur enseigner le Coran et la Sunnah. Il rencontra Mu`âdh ibn Jabal et transmit de lui. il était d’une grande valeur, un véridique et un noble. Il décéda en 78 A.H.

  2. `Umar Ibn `Abd Al-`Azîz Ibn Marwân

    Il fut le 8ème caliphe des Omeyyades. Il naquit à Médine et grandit en Egypte. Il narra la tradition de la part de Anas Ibn Mâlik et de nombreux autres Successeurs. Il était un Imâm, un juriste (faqîh), un fin connaisseur du Coran et des Sunan (pluriel de sunnah), d’une grande valeur en science, et un ascète soumis à Dieu.

    Il était comparé à `Umar Ibn Al-Khattâb pour sa justice, comparé à Al-Hasan Al-Basrî pour son détachement des biens matériels, et comparé à Az-Zuhrî pour son savoir. Mujâhid dit : "Nous vinmes lui enseigner mais très vite nous apprîmes de lui." Il est le principal instigateur de la compilation des sunan et des hadîths. Il décéda en 101 A.H.

  3. Rajâ’ Ibn Haywah Al-Kindî

    Le Sheikh des habitants de Syrie et leur savant. Il narra la tradition de la part de Mu`âwiyah, `Abdullâh Ibn `Umar, Jâbir et d’autres. Ibn Sa’ d dit : "Rajâ’ était un homme noble, fiable, ayant une science abondante." Il décéda en 113 A.H.

  4. Ka`b Al-Ahbâr

    Nous l’aborderons en détail ultérieurement in shâ’a Allâh mettant en évidence ses mérites et ce qu’on lui repproche.

E- L’École d’Égypte

Y furent connus pour leur science, narration et exégèse :

  1. Yazîd Ibn Abî Habîb Al-Azdî

    Il était le savant de son temps en Egypte. Al-Layth ibn Sa`d dit à son égard : "Yazîd est notre savant et maître." Il est l’une des trois personnes chargées de la fatwa en Egypte par `Umar Ibn `Abd Al-`Azîz. D’origine berbère, son père vient de Danqalah. Il grandit en Egypte et décéda en 128 A.H.

  2. Abû Al-Khayr : Mirthad Ibn `AbdillâhAl-Yaznî

    Il transmit la tradition de la part d’Abû Ayyûb Al-Ansârî, Abû Basrah Al-Ghifârî, et `Uqbah Ibn `Âmir Al-Jahmî. Il décéda en 90 A.H.

F- L’École du Yémen

Les figures connues de cette école furent :

  1. Tâwûs Ibn Kaysân Al-Yamânî

    Il narra la tradition de la part de Zayd Ibn Thâbit, `Aïshah, Abû Hurayrah et d’autres. `Amr Ibn Dînâr dit à son sujet : "Je n’ai vu personne comme Tâwûs." Adh-Dhahabî dit : "Tâwûs était le maître (sheikh) des habitants du Yémen." Il accomplissait souvent le pèlerinage et d’est ainsi qu’il décéda à la Mecque en 106 A.H. Il a de nombreuses opinions en matière de tafsîr du Noble Coran.

  2. Wahb Ibn Munabbih As-San`ânî

    Le savant du Yémen, il narra de la part d’Ibn `Umar, Ibn `Abbâs, Jâbir et d’autres. Il était fiable. Il décéda en 114 A.H. On rapporta de lui de très nombreuses traditions comprises dans les livres des Gens du livres. Nous eb parlerons en détail plus loin.

Une autre génération d’exégètes par tradition

Après cette génération, des exégèses furent rédigées compilant les propos des Compagnons et Successeurs comme l’exégèse de Sufyân Ath-Thawrî qui décéda en 161 A.H., celle de Sufyân Ibn `Uyaynah décédé en 198 A.H., Wakî `Ibn Al-Jarrâh décédé en 196 A.H., Shu`bah Ibn Al-Hajjâj décédé en 160 A.H., Yazîd Ibn Hârûn décédé en 206 A.H., Abd Ar-Razzâq As-San`ânî décédé en 211 A.H., Âdam Ibn Abî Iyâs, Ishâq Ibn Râhuweih décédé en 238 A.H., Rawh Ibn `Ubâdah, `Abd Ibn Humayd décédé en 149 A.H., Sunayd [12] décédé en 220 A.H., Abû Bakr Ibn Abî Shaybah décédé en 235 A.H. et dautres encore.

Il semble que ces exégèses étaient indépendantes du hadîth et qu’à cette époque, Il y avait deux manières de rédiger le tafsîr : celle consistant à inclure le tafsîr dans les ouvrages de hadîth et celle lui consacrant des ouvrages indépendants.

Des générations ultérieures

Puis suivirent d’autres générations qui produisirent des écrits en matière de tafsîr comme l’Imâm Ahmad Ibn Hanbal décédé en 241 A.H., Al-Bukhârî décédé en 256 A.H., Baqiyy Ibn Mukhallad Al-Qurtubî décédé en 279 A.H., Ibn Mâjah décédé en 273 A.H., puis Muhammad Ibn Jarîr At-Tabarî décédé en 310 A.H. et Ibn Abî Hâtim décédé en 327 A.H., puis Al-Hâkim décédé en 405 A.H., Ibn Mardaweih décédé en 401 A.H. et Abû Ash-Shaykh Ibn Hayyân et d’autres.

Leur exégèse contenait une compilation de récits attribués aux Compagnons et Successeurs et leurs successeurs et rien d’autre à l’exception du tafsîr d’Ibn Jarîr qui s’appuyait aussi sur des arguments linguistiques basés sur la poésie pour expliquer le sens des termes employés dans le Coran et pour arbitrer entre différents récits et pour préférer les uns par rapport aux autres. Il s’appuyait également sur la grammaire et la déduction et c’est en cela qu’il surpassait les autres.

Il semble que pendant le troisième siècle de l’hégire le tafsîr ne se soit pas encore complètement détaché du hadîth et qu’il y avait dans ce domaine deux approches : celle consistant à rédiger le tafsîr comme partie intégrante du hadîth et celle consistant à l’écrire indépendamment. La meilleure preuve en est l’inclusion par l’Imâm Al-Bukhârî d’un tome sur le tafsîr équivalent au dixième de son ouvrage le Sahîh. Par ailleurs, il rédigea un livre indépendant consacré au tafsîr intitulé Kitâb At-Tafsîr. De même, Ibn Jarîr At-Tabarî choisit l’indépendance dans sa rédaction du tafsîr et ainsi firent Ibn Abî Hâtim, Ibn Mardaweih, et Al-Hâkim.

L’omission des chaînes de garants et la domination des intrusions

Ensuite des gens nombreux s’occupèrent de tafsîr. Il abrégèrent les chaînes de garants et transmirent des récits sans les attribuer à leurs narrateurs. Puis, les narrations intruses devinrent plus nombreuses qu’auparavant et le faible se mêla à l’authentique. Tout un chacun ayant une opinion la citait et celui qui avait une idée l’agréait. Puis ceux qui vinrent après eux transmirent ces récits pensant qu’ils avaient une origine crédible sans prêter attention aux recensions des narrations venant du pieux salaf et des fugures sailantes et fiables dans le domaine du tafsîr.

Les exégètes se passionnèrent pour l’abondance des récits au point que certains mentionnèrent dix avis au sujet du verset (de sourate al-fâtihah) : "non pas de ceux qui ont encouru Ta colère, ni des égarés" alors que son interprétation est "les juifs et les chrétiens" d’après les narrations transmises du Prophète - que la paix et les bénédictions d’Allâh soient sur lui - et de tous les Compagnons et Successeurs et leur Successeurs. D’ailleurs, Ibn Abî Hâtim dit : "A ma connaissance, il n’y a aucune divergence entre les exégètes à ce sujet." [13]

L’omission des chaînes de garants (isnâd, pluriel : asânîd) favorisa la propagation des légendes israélites dans les livres d’exégèse et la circulation des narrations inventées et mensongères car la mention des chaînes de garants suffit souvent à déterminer la faille, l’emplacement du défaut et qui en est à l’origine.

La coloration des livres d’exégèse par la culture de leurs auteurs

Puis des ouvrages furent écrits comprenant en grande partie du ta’wîl (interprétation personnelle) et l’exégèse selon l’effort de réflexion par des savants qui excellèrent dans certaines sciences. Parmi eux, certains appartenaientà ahl as-sunnah wal-jamâ`ah et d’autres étaient égarés et innovateurs. Chacun infléchissait l’interprétation vers le domaine où il excellait :

  • Le grammairien n’avait d’autre souci que l’analyse grammaticale et ledétail de tous les cas de figure possibles dans les versets et le rappel des questions et des règles de grammaire et les points de divergence comme si les livres d’exégèse étaient le lieu approprié pour les exercices de grammaire et le rappel des règles. On cite à titre d’exemple Az-Zajjâj, Al-Wâhidî dans Al-Basît et Abû Hayyân dans Al-Bahr Al-Muhît.
  • Le conteur n’avait d’autre souci que la mention dans les moindres détails des récits des Prophètes, des nations et des rois du passé ainsi que les discensions,les guerres et lesrécitsdujugement dernier sans considération aucune de l’authenticité ou non des récits en question car il ne poursuivait guère la vérité et la fiabilité ou non des narrateurs lui importait peu. C’est ce que fit Ath-Tha`labî dans son exégèse qu’il remplit de légendes israélites et de récits mensongers et controuvés.
  • Quant au juriste, il avait presque tendance à citer toutes les questions de jurisprudence et, souvent, il développait un argumentaire complet détaillant l’origine des divergences et tout ce qui tout ce qui touche au verset. Pire encore, il citait exhaustivement les arguments de son école de jurisprudence (madhhab) et faisait pencher le verset de son côté et tentait d’affaiblir les opinions opposées. Par exemple, l’Imâm Al-Qurtubî cita dans son tafsîr plus de jurisprudence que d’exégèse à proprement parler et notamment selon le madhhab de l’Imâm Mâlik - qu’Allâh lui fasse miséricorde.
  • Le spécialiste des sciences rationnelles, quant à lui, remplissait son éxégèse de citations des Sages et des philosophes et leurs semblables et des réponses qui leurs furent opposées passant d’une question à une autre et poursuivant dans ses digressions au point que le lecteur oublie qu’il a affaire à un livre d’exégèse et a l’impression de lire un livre du kalâm (dialectique ?) et de religions comparées comme le fit le noble Imâm Fakhruddîn Ar-Râzî. C’est pourquoi Abû Hayyân dit dans Al-Bahr Al-Muhît : "L’Imâm Ar-Râzî rassembla dans son tafsîr des choses nombreuses et longues qui n’ont pas d’utilité dans la science du tafsîr et c’est la raison pour laquelle certains savants [14] dirent : il contient tout sauf le tafsîr."
  • Mais, pour être équitable, je ne suis pas d’accord avec ce propos car son ouvrage contient beaucoup de tafsîr. Si (l’Imâm Ar-Râzî) - qu’Allâh lui fasse miséricorde - s’était contenté du tafsîr sans discuter en longueur des propos des philosophes et des dialecticiens (mutakallimûn), cela aurait été meilleur.

Certains savants des temps récents firent de nombreuses digressions citant les arguments des uns et les objections des autres dans toutes les questions. Ceci leur était possible du fait de leur postériorité et l’étendu de leur connaissance des opinions de leurs prédecesseurs et leurs écrits au point qu’ils mentionnèrent sur certaines questions l’équivalent d’un opuscule. De ce fait, leurs ouvrages englobaient tout et étaient la synthèse des opinions de leurs prédecesseurs dans le domaine du tafsîr et d’autres domaines, on peut même dire qu’il s’agit d’une encyclopédie du tafsîr et c’est ce que fit l’Imâm valeureux Al-Alûsî dans son illustre tafsîr. [15]

Les exégèses des innovateurs, bâtiniyyah et renégats

Les adeptes des rites inventées tels que les shiites, les mu`tazilah et leurs semblables détournèrent le tafsîr en faveur de leurs rites et, pour ce faire, ils trahirent certains versets et les déformèrent sans considérations de leur sens dénoté et sans respect des règles de grammaires et des fondements de la jurisprudence. Chaque fois qu’une idée farfelue leur traversait l’esprit, ils en usaient et chaque fois qu’ils trouvaient un passage offrant la moindre possibilité de mettre en avant leurs innovations ou soutenir leur rite, ils s’empressaient d’en faire usage.

Il y a parmi ces tafsîrs de très nobles ouvrages qui rendirent d’énormes services au Coran telle que Al-Kashshâf de l’Imâm Az-Zamakhsharî. Sans les opinions mu`tazilites qu’il renferme, il serait le meilleur tafsîr dans son genre. L’Imâm Al-Balqînî dit : "Je sortis d’Al-Kashshâf du mu`tazilisme imperceptible comme pour le verset : Quiconque donc est écarté du Feu et introduit au Paradis, a certes réussi, [16] Az-Zamakhsharî dit : ’et quelle plus grande réussite que de rentrer au Paradis ?’ sous-entendant que l’on verra pas Dieu dans la demeure dernière, ce qui est conforme à leur madhhab."

Il y a également des exégèses non avenues égarées et égareuses comme celles des bâtiniyyah [17], des rawâfid [18], certains aspirants au soufisme (mutasawwifah), et les renégats [19], car ils déformèrent la parole de Dieu et faussèrent son sens et allèrent contre les règles de la linguistique et de la jurisprudence et attribuèrent à Dieu ce qu’Il n’a jamais voulu dans Son Livre "Seuls forgent le mensonge ceux qui ne croient pas aux versets d’Allâh" [20]

On cite comme exemple de tafsîr des bâtiniyyah que le verset "Et Salomon hérita de David" [21] signifie que `Alî hérita de la science du Prophète et ils disent : la Ka`bah c’est le Prophète et sa porte c’est `Alî, et d’autres mensonges similaires. Ils disent aussi que le verset : "Il a donné libre cours aux deux mers pour se rencontrer" [22] fait référence à `Alî et Fâtimah et que "De ces deux (mers) sortent la perle et le corail" [23] fait référence à Al-Hasan et Al-Husayn et que "Dieu vous demande d’égorger une vache" [24] désigne `Â’ishah ainsi que d’autres distortions des textes coraniques.  [25]

Parmi les exégèses des renégats [26], on cite au sujet de la parole du Prophète Ibrâhîm - que la Paix soit sur lui : "mais afin que mon cœur soit rassuré" [27] qu’ils dirent qu’il avait un ami qu’il qualifia comme étant "son coeur", et au sujet de "Ne nous charge pas d’un fardeau que nous ne pouvons supporter" [28] qu’il s’agit de l’amour et de la passion ainsi que d’autres divagations et distortions du Noble Coran.

Parmi les distorsions de certains prétendants au soufisme de la parole d’Allâh, on cite le propos de certains selon lequel le verset "man dhâ Alladhî yashfa`u `indahu illâ bi’idhnih" signifie "man dhalla dhî yashfa `û" [29] Quand on interrogea l’Imâm Sirâjuddîn Al-Balqînî sur le statut de celui qui tint ce propos, il décréta qu’il s’agit d’un renégat. Allâh exalté soit-Il dit : "Ceux qui dénaturent le sens de Nos versets ne Nous échappent pas" [30] Ibn `Abbâs dit : c’est le fait de sortir la parole de son sens (d’en faire un usage déplacé) et nous nous contenterons des exemples précédents dans ce domaine.

Il s’agit en fait de divagations et de distortions du Coran lequel fut révélé par Dieu dans une langue arabe explicite, et un détournement de sons sens apparent dénoté linguistiquement et juridiquement. Ces gens sont plus nocifs pour l’islam que ses ennemis déclarés. En effet, l’ennemi qui se cache derrière le shiisme ou le tasawwuf ou leur semblables est pire que l’ennemi déclaré. Le Prophète - que les salutations de Dieu et Ses bénédictions soient sur lui - annonça la venue de ces sectes égarées, égareuses, qui déforment le Livre d’Allâh. Il dit selon la narration de Hudhayfah que : "Dans ma nation, il y a des gens qui lisent le Coran et en rejettent des partie comme on jette les mauvaises dattes et ils interprètent le Coran autrement que par sa signification." Ces gens tentèrent d’appuyer leurs opinions et madhâhib en attribuant des mensonges au Prophète et à ses nobles Compagnons. Ainsi, ils incorporèrent dans leurs exégèses de nombreuses narrations controuvées.

P.-S.

Traduit de l’arabe de l’ouvrage de Sheikh Mohammad Abû Shahbah intitulé Al-Isrâ’îliyyât wal-mawdû`ât fî Kutub At-Tafsîr ("Les Israélismes et les récits controuvés dans les ouvrages d’exégèse"), aux éditions Maktabat As-Sunnah, 4ème édition, pp. 63-77, Le Caire, Égypte, 1988.

Notes

[1Introduction aux Fondements de l’Exégèse, pp. 23-24.

[2Il n’y a pas de contradiction entre les deux récits car, dans le premier, il s’agissait uniquement de récitation, alors que dans le second, il lui exposait l’exégèse également.

[3Introduction aux Fondements de l’Exégèse, p. 7.

[4L’Imâm Muslim lui narra un hadîth unique concernant le pèlerinage, en parallèle avec Sa`îd Ibn Jubayr. Muslim le délaissa uniquement à cause de la critique de Mâlik à son égard alors que Mâlik lui-même le cita et explicita son nom dans le Muwatta’ concernant le pèlerinage Il privilégia même sa narration d’Ibn `Abbâs sur celle de `Atâ’ dans cette question précise bien qu’il soit l’un des plus nobles Successeurs.

[5Fath Al-Bârî, Volume 1, pp. 148-152.

[6Al-Hafidh dit dans At-Taqrîb : Rufay`- suivant le schème du diminutif, il est fiable et fait beaucoup d’irsâl. Il appartient à la seconde génération. Il mourut en 90 A.H., et d’après d’autres récits en 93, et on dit plus tard encore. Il possède plusieurs rapporteurs.

[7La jâhiliyyah désigne la période anté-islamique.

[8Il existe un autre Abû Al-`Âliyah : Al-Barrâ’ Al-Basrî, il s’appelle Ziyâd Ibn Fayrûz, selon certains récits. Al-`Ijlî dit à son sujet : un Successeur fiable. il décéda au mois de Shawwâl de l’an 90 A.H.

[9Les Sciences du Hadîth d’Ibn As-Salâh pp. 262-263.

[10Al-Akmah, l’aveugle de naissance.

[11La Mère des Croyants Umm Salamah n’avait pas d’enfant nourisson à cette époque, mais il se peut que son sein lui ait spécialement produit du lait.

[12i.e. Al-Husayn Ibn Dâwûd Al-Masîsî, il a un tafsîr musnad.

[13Al-Itqân fî `Ulûm Al-Qur'ân, Volume ?, p. 190, Introduction aux fondements de l’exégèse, pp. 33-34.

[14il s’agirait d’Ibn `Atiyyah.

[15Al-Itqân, Volume 2, p. 190.

[16Sourate 3, Âl `Imrân, verset 185.

[17al-bâtiniyyah, l’une des sectes égarées qui dirent que le Coran a un sens apparent et un sens caché et que c’est le sens caché qui est voulu et non pas le sens apparent et que le sens caché est au sens apparent ce que la pulpe est à la pelure.

[18ar-rawâfid, une secte shiite abusive qui rejetèrent l’imâmat des deux Shaykhs Abû Bakr et `Umar et les accusèrent de mécréance.

[19Des gens qui se sont écartés de la vérité et qui attaquent l’islam en propageant des opinions égarées et des idées factices. C’est la secte la plus nocive pour l’islam car ils se disent musulmans et trompent les gens par leurs opinions. Parmi eux, on compte les batiniyyah et leurs semblables comme les déviants parmi les mutasawwifah.

[20Sourate 16, An-Nahl, verset 105.

[21Sourate 16, An-Nahl, Les abeilles, verset 27.

[22Sourate 55, Ar-Rahmân, Le Miséricordieux, verset 19.

[23Sourate 55, Ar-Rahmân, Le Miséricordieux, verset 22.

[24Sourate 2, Al-Baqarah, verset 67.

[25Introduction aux fondements de l’exégèse, p. 38.

[26al-mulhidah : les renégats.

[27Sourate 2, Al-Baqarah, verset 260.

[28Sourate 2, Al-Baqarah, verset 286.

[29un jeu de mots consistant à séparer les syllabes de certains mots et les reconstituer autrement...

[30Sourate 40, Ghâfir, Le Pardonneur, verset 41.

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