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Le Miracle du Coran
Section : Tome I
Section : Qu’est-ce qu’un miracle ?

Le miracle du Coran se poursuit

dimanche 20 mai 2001

On constate que le miracle du Coran diffère des miracles des Prophètes précédents. Ceux des Prophètes précédents faisaient entorse aux lois de la nature et défiaient leur peuple et démontraient que celui qui les a produit est un Prophète véridique envoyé par Dieu. Mais, il s’agissait de miracles spectaculaires, celui qui y assiste y croit et celui qui ne les a pas vus les considère comme un récit qu’il est susceptible de croire ou non, et s’ils n’étaient pas mentionnés dans le Coran, on aurait pu dire qu’ils n’ont pas eu lieu.

Donc, les miracles spectaculaires, sensoriels, dont témoignait l’homme et les voyait se réaliser n’arrivaient qu’une seule fois. Celui qui y avait assisté y croyait tandis que celui qui n’y avait pas assisté les considérait comme un récit, sachant que ces miracles ne se reproduisent jamais. Il y a un avis qui dit que les miracles des Prophètes peuvent être reproduits avec le progrès de la science. Ceci est complètement faux. Le Miracle demeure un miracle jusqu’au jour de la Résurrection

Certains pourraient dire que nous pouvons atteindre une loi ou réaliser une invention qui fend la mer. Même si ceci se réalisait, le miracle demeure entier et éternel car nul ne pourra fendre la mer avec un bâton sauf Moïse - paix sur lui. Certains disent que Jésus - paix sur lui - a guéri les aveugles-nés et les lépreux et qu’il y a désormais des médicaments pour toutes ou partie de ces maladies. Mais nous répondons que le miracle reste intact et éternel car nul ne peut guérir un malade par un simple toucher ou en le montrant du doigt à l’exception de Jésus - paix sur lui. Certains disent que nous pouvons faire l’aller-retour entre la Mecque et Jérusalem plusieurs fois tous les jours et ce pour remettre en cause le miracle d’al-isrâ’. Nous lui répondons : Jamais un homme ne pourra se transporter dans les airs autrement que par un avion à l’exception de Mohammad - paix sur lui - sans même mentionner l’ascension au septième ciel. Le miracle reste éternel dans son genre et dans sa réalisation de tout temps. Le miracle se base donc sur l’inimitabilité de la façon dont elle s’est réalisée et elle ne peut être atteinte par le savoir que Dieu - Exalté soit-Il - révèle à la connaissance des hommes. Le miracle restera inimitable.

Cela dit, quand on examine les miracles des Prophètes précédents, on constate qu’il s’agit d’acte de Dieu et qu’un acte de Dieu peut prendre fin après que Dieu - Gloire à Lui - l’ait accompli. La mer s’est fendue pour Moïse puis est redevenue normale. Le feu n’a pas brûlé Abraham mais il a retrouvé ses propriétés par la suite. En revanche, le miracle du Prophète - que les salutations et les bénédictions de Dieu soient sur lui - relève de l’un des attributs de Dieu, à savoir Sa Parole. L’acte perdure aussi longtemps que son acteur le décide, alors que l’attribut perdure aussi longtemps que l’acteur lui-même perdure.

Notons également que les miracles que Dieu - Gloire à Lui - destine à appuyer Ses Prophètes ou à être l’un de Ses signes, diffèrent des prodiges des hommes dans la mesure où Dieu - Exalté soit-Il - donne à celui qui réalise le miracle la capacité de le réaliser au moment où il a lieu, c’est-à-dire que Dieu rend le faible fort et rend l’incapable capable et celui qui ne pouvait accomplir une chose l’accomplit. Prenons pour exemple le miracle de l’An de l’Éléphant où Dieu - Exalté soit-Il - a envoyé des nuées d’oiseaux qui ont anéanti l’armée d’Abrahah quand il a entrepris de démolir la Ka`bah.

Dieu a entreposé le miracle en ces oiseaux faibles qui ont dérouté l’une des armées les plus puissantes de l’époque sinon la plus puissante. Le miracle était tellement imposant qu’il a marqué les esprits de certains croyants qui n’y avaient même pas assisté et sont nés après l’époque prophétique. Une longue discussion a eu lieu autour de ce miracle car certains se sont demandés comment des oiseaux portant des pierres minuscules pouvaient-ils anéantir une armée d’éléphants qui si un immeuble venait à s’écrouler sur eux s’en sortiraient sains et saufs. Ils se sont mis à chercher une interprétation logique pour ce miracle comme de dire que ces oiseaux transportaient des microbes etc. pour essayer de justifier le miracle. Or un miracle ne se justifie jamais. Pourquoi ? Parce qu’il n’est pas soumis aux lois des hommes. Celui qui agit c’est Dieu - Gloire à Lui.

Le miracle de l’Éléphant a eu lieu de la façon narrée dans le Coran exactement pour ce qui est des oiseaux et pour ce qui est des pierres car ce miracle a eu lieu l’année de la naissance du Prophète et que sa mission prophétique a débuté quand il était âgé de quarante ans et donc lorsque les versets en question ont été révélés il y avait des gens âgés de cinquante, cinquante-cinq, soixante, soixante-cinq, soixante-dix ans et plus. Si le Coran avait fait état d’un récit contraire à ce qu’ils avaient vu, ils l’auraient démenti disant qu’il n’y avait pas d’oiseaux et qu’il n’y avait pas eu de jets de pierres. Mais le fait que le Coran transmet ce récit en présence de témoins, y compris parmi les mécréants qui n’auraient pas raté une occasion de remettre en question la véridicité de la religion et qui cherchaient à semer le doute à son sujet. Mais personne n’a remis en cause ces versets. Par conséquent, des oiseaux sont bel et bien venus et des pierres ont réellement été utilisées. Il s’agit là de l’un des miracles de Dieu portant la marque des miracles à savoir que lorsque Dieu - Exalté soit-Il - veut réaliser un miracle, Il donne la force ou la puissance à celui qu’Il choisit pour le mettre en œuvre.

Dans le cas présent, Il a donné aux oiseaux la force de vaincre l’éléphant contrairement à toute logique. Il a donné à Moïse le pouvoir de sorcellerie au point qu’il a battu les sorciers dont c’était le métier et il lui a donné la capacité de fendre la mer en le frappant avec un bâton. Il a donné à Jésus la capacité de guérir les malades et de ressusciter les morts, le tout par la permission de Dieu. Telle est la différence entre les miracles divins et les autres prodiges. En effet, si tu veux qu’un homme faible porte un lourd fardeau, tu ne pourras pas lui transférer ta force afin qu’il porte ce fardeau mais tu pourras le porter à sa place. Toute nouvelle invention au service de l’homme ne peut lui conférer une force exceptionnelle mais elle l’aide en tout qu’outil. En revanche, Dieu - Exalté soit-Il - est bien le Seul à pouvoir rendre le faible fort et rendre l’incapable capable et le fort complètement désarmé. Ainsi quand un homme faible triomphe d’un homme fort, tu sais que le faible a été soutenu par Dieu - Gloire à Lui. Dieu a, par exemple, conférer à Abraham la capacité de créer quand Il lui a ordonné de prendre les oiseaux qu’il a apprivoisés et de les découper, puis de mettre les lambeaux sur des montagnes différentes, puis de les appeler et ils sont retournés à lui aussitôt. Abraham est celui qui a appelé et la permission et la volonté sont venues de Dieu.

Cela dit, le miracle du Coran diffère sur plusieurs aspects des autres miracles et c’est ce que nous verrons dans le prochain chapitre.

P.-S.

Traduit et adapté de l’arabe, du livre de Sheikh Muhammad Mitwallî Ash-Sha`râwî, Mu`jizat Al-Qur’ân, éditions Akhbâr Al-Yawm, 1993, disponible en ligne sur le site Mohdy.com.

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