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Introduction aux sourates du Coran
Section : Sourates 71 à 80

Sourate An-Naba’ (La Nouvelle)

mardi 26 février 2002

Nom

La sourate doit son nom au mot An-Naba’ contenu dans le deuxième verset. C’est non seulement un nom mais également le titre de son thème, du fait que Naba’ implique les nouvelles de la Résurrection et de l’Au-Delà et la sourate entière est consacrée au même thème.

Période de Révélation

Comme nous l’avons expliqué dans l’introduction de la sourate Al-Mursalat, les thèmes de toutes les sourates, d’Al-Qiyâmah à An-Nazi`ât, se ressemblent clairement, et celles-ci semblent avoir été révélées très tôt dans la période Mecquoise.

Thème et sujets abordés

Son thème est celui de la sourate Al-Mursalât, à savoir, affirmer l’existence de la Résurrection et de l’Au-Delà, et avertir les personnes des conséquences que cela peut avoir s’ils croient en ces vérités ou s’il les renient.

Quand le Saint Prophète — paix et bénédictions sur lui — a commencé la première fois à prêcher l’Islam à la Mecque, son message renfermait trois parties :

  1. Que rien n’est associé à Allah dans la divinité ;
  2. Qu’ Allah l’avait nommé Son Messager ;
  3. Que ce monde connaîtra une fin et un monde différent sera établi quand toutes les anciennes et dernières générations seront ressuscitées avec les mêmes corps dans lesquels elles avaient vécu et œuvré dans le monde ; alors elles seront appelées pour expliquer leur croyance et leurs actions. Ceux qui se distinguent en tant que croyants et vertueux dans ce jugement iront au Paradis et ceux qui s’avèrent être incroyants et pervers iront en Enfer pour toujours.

Le premier élément prêché par le Messager a été fortement déplaisant pour les Mecquois, même s’il est vrai qu’ils ne mettaient pas en doute l’existence d’Allah. Ils croyaient en Son Suprême Soutien, Le Créateur et La Providence et admettaient également que tous ces êtres qu’ils considéraient comme étant leurs divinités étaient eux-mêmes des créatures d’Allah. Par conséquent, à cet égard la seule chose qu’ils contestaient était le fait qu’ils n’avaient aucune part dans les attributs et les puissances Divines et dans l’existence divine en elle-même ou non.

Quant au second élément, les Mecquois n’étaient pas disposés à l’accepter. Cependant, ce qu’ils ne pouvaient probablement pas nier était que pendant les 40 années de vie que le Saint Prophète — paix et bénédictions sur lui — avait vécu auprès d’eux avant qu’il n’annonce sa mission prophétique, ils n’avaient jamais trouvé en lui une personne trompeuse et menteuse ou qui adopterait des méthodes illégales à des fins personnelles. Ils admettaient eux-mêmes qu’il était un homme possédant sagesse, droiture et supériorité morale. Par conséquent, en dépit de le charger de mille accusations fausses, de ne rien dire pour faire que d’autres croient, ils ont trouvé cela même difficile pour qu’eux-mêmes croient que même s’il était un homme honnête et juste dans chacune des affaires et occupations de la vie quotidienne, Dieu cependant interdit un menteur de se réclamer un prophète.

Ainsi, les deux premiers éléments n’étaient pas en fait aussi troublants pour les Mecquois que le troisième. Quand il leur fut présenté, ils s’en sont moqués allègrement, exprimant d’une façon peu commune leur étonnement, le considérant comme éloigné de la raison et impossible, l’ont qualifié d’incroyable et même inconcevable dans leurs assemblées. Mais dans le but de les amener sur la voie de l’Islam, il était absolument essentiel de faire pénétrer la doctrine de l’Au-Delà dans leurs esprits, car sans la croyance en cette doctrine, il n’était pas possible du tout qu’ils puissent adopter une attitude sérieuse en ce qui concerne le vrai du faux, qu’ils puissent changer leurs modèles de valeurs en ce qui concerne le bon et le mauvais, abandonner le culte du monde et qu’ils puissent alors être enclins à suivre la voie que l’Islam les invite à suivre.

C’est pourquoi dans les premières sourates révélées à la Mecque, la doctrine de l’Au-Delà impressionne et angoisse plus que toute autre chose. Cependant, les arguments sur l’Au-Delà ont été donnés de telle manière que la doctrine de l’Unicité de Dieu (Tawhid) soit également imprégnée dans les esprits automatiquement. Elles contiennent également de brefs arguments, ci et là, pour confirmer la vérité du Saint Messager d’Allah et la véracité du Coran.

Après avoir bien compris pourquoi le thème de l’Au-Delà a été si fréquemment répété dans les sourates de cette période, ayons maintenant un regard sur le thème de cette sourate. Elle contient tout d’abord une allusion faite aux conversations publiques et aux doutes exprimés dans chaque rue de la Mecque et dans chaque assemblée des habitants de la Mecque concernant les nouvelles de la Résurrection.

Puis, il a été demandé aux négateurs : ne voyez-vous pas cette terre que Nous avons étalé pour vous tel un tapis ? Ne voyez-vous pas les hautes montagnes que Nous avons implantés fermement dans la terre ? Ne considérez-vous pas vos propres personnes comment Nous vous avons créé par paires d’hommes et de femmes ? Ne considérez-vous pas votre sommeil par lequel Nous vous incitons à rechercher le repos de quelques heures après toutes les heures de travail et de dur labeur afin que vous restiez en forme pour le travail de ce monde ? Ne voyez-vous pas l’alternance de la nuit et du jour que Nous perpétuons si régulièrement avec précision selon vos besoins et vos conditions ? Ne voyez-vous pas le système extrêmement complexe des cieux au-dessus de vous ? Ne voyez-vous pas le soleil au moyen duquel vous recevez votre lumière et votre chaleur ? Ne voyez-vous pas les pluies qui tombent des nuages et aident à produire le maïs et les légumes ainsi que de luxuriants jardins ? Ces choses vous indiquent-elles seulement que la puissance du Tout-Puissant qui les a créés, ne pourra pas provoquer la Résurrection et établir le Monde Suivant ?

Ainsi, à partir de la suprême sagesse qui règne clairement en ce monde autour de vous, comprenez-vous seulement que bien que chaque partie et chaque fonction de la terre soient réfléchies, la vie serait néanmoins dénuée de sens ?

Rien ne pourrait être plus absurde et illogique qu’après la nomination de l’homme à la fonction de chef et l’octroi de vastes capacités d’application, qu’il quitte ce monde après avoir accompli son rôle et qu’il soit dispensé de rendre des comptes. Il ne sera ni récompensé, ne recevra aucun mérite pour son travail satisfaisant, ni ne sera soumis à un jugement et une punition pour l’accomplissement insuffisant de son devoir.

Après avoir donné ces arguments, il a été catégoriquement affirmé que le Jour du Jugement aura certainement lieu à son heure prévue. Sitôt que la trompette aura retenti, tout ce qui a été prédit apparaîtra à leurs yeux, et si vous y croyiez en lui aujourd’hui, ou non, à ce moment-là vous sortirez en masse de quelqu’endroit où vous vous trouverez reposant morts et enterrés afin de rendre des comptes. Votre déni ne pourra en aucune façon échapper à cet événement inévitable.

Puis, dans les versets 21 à 30, il a été affirmé que chaque simple méfait de ceux qui ne s’attendent à ce qu’aucun rendement de compte n’ait lieu et qui ont qualifié de mensonge Notre Révélation, se trouve compté et enregistré auprès de Nous, et l’Enfer se tient toujours à l’affût pour les châtier et les punir entièrement pour tous leurs actes.

Aussi, dans les versets 31 à 36, les plus belles récompenses de ceux qui ont vécu en tant que personnes responsables dans le monde et qui ont préparé leur vie dans l’Au-Delà ont été mentionnées. Elles ont été rassurées qu’elles seront non seulement richement récompensées de leurs services mais qu’en plus, elles recevront également des cadeaux en suffisance.

En conclusion, la Justice Divine concernant l’Au-Delà à été dépeinte, faisant comprendre que nul ne pourra se porter garant pour que ses disciples et partenaires soient pardonnés, personne ne parlera sans autorisation, et la permission sera accordée à condition que l’intercession soit faite seulement pour qui l’autorisation de l’intercession ait été donnée, et l’intercesseur dira seulement ce qui est juste. D’ailleurs, l’autorisation de l’intercession ne pourra profiter qu’à ceux qui ont reconnu la vérité dans le monde mais ont péché ; les rebelles envers Dieu et les négateurs de la vérité ne mériteront aucune intercession.

La sourate a été conclue avec cet avertissement : la venue du Jour avec ce qui est prédit devra assurément avoir lieu. Ne pensez pas qu’il est encore lointain, il est tout proche. Maintenant, celui qui veut, laissez-le y croire et prendre la voie vers son Seigneur. Mais pour celui qui demeure incroyant, malgré l’avertissement, il aura toutes ses actions placées devant lui : et il hurlera avec regrets : " Oh, si seulement je n’étais pas venu au monde ! " À ce moment-là, ses regrets seront au sujet du même monde pour lequel il est si passionné aujourd’hui !

P.-S.

Traduit de l’anglais du site de l’association des étudiants musulmans de l’USC.

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