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Introduction aux sourates du Coran
Section : Sourates 21 à 30

Sourate Ash-Shu`arâ’ (Les Poètes)

lundi 5 novembre 2001

Nom

La sourate doit son nom au verset 224 où le mot ash-shu`arâ’ (les poètes) apparaît.

Période de Révélation

Le sujet de cette sourate et son style montrent - et les traditions le confirment - qu’elle a été révélée pendant la deuxième partie de la période mecquoise. D’après Ibn `Abbâs, sourate Tâ Ha a été révélée en premier, suivie de sourate Al-Wâqi`ah puis de sourate Ash-Shu`arâ’. (h Al-Ma`ânî, volume 19, p.64) En ce qui concerne sourate Tâ Ha, il est bien connu qu’elle a été révélée avant que notre maître `Umar n’embrasse l’islam.

Sujet et thèmes

L’arrière-plan de cette sourate est que les mécréants de la Mecque refusaient obstinément, pour un prétexte ou un autre, d’accepter le message de l’Islam apporté par le saint Prophète. Parfois, ils disaient que ce dernier ne leur avait montré aucun signe les convainquant de son statut de Prophète. D’autres fois, ils le taxaient de poète ou de sorcier et raillaient son message. D’autres fois encore, ils se raillaient sa Mission disant que ses disciples étaient soit de jeunes fous, soit des gens pauvres et des esclaves alors que, prétendaient-ils, si sa Mission réellement quelque valeur pour les gens, les nobles et les personnes plus âgés l’auraient acceptée en premier. Ainsi quand, d’une part, le saint Prophète se fatiguait à leur montrer les failles de leurs croyances et à leur prouver la vérité des doctrines du Monothéisme et de l’Au-Delà, les mécréant, d’autre part, ne se lassaient jamais d’inventer des prétextes successifs. Cette situation a causé une grande douleur et une tristesse chez le saint Prophète.

Telles étaient les circonstances lors de la révélation de cette sourate. Elle commence donc avec des paroles de consolations pour le saint Prophète ssous-entendant : "Pourquoi te tourmentes-tu pour leur sort ? Le fait que ces gens ne croient pas en toi n’est pas dû à ce qu’ils n’aient pas vu un Signe mais cela est plutôt dû à leur obstination. Ils ne vont pas écouter la raison, ils veulent voir un Signe qui les feraient se prosterner en toute humilité. Quand ce Signe apparaîtra en son juste temps, ils se rendront compte eux-mêmes que ce qui leur était présenté était la Vérité."

Après cette introduction et jusqu’au verset 191, un seul et même thème a été présenté sans interruption. Il est dit : "La terre entière abonde de Signes qui suffisent à guider toute personne en quête de vérité. Mais les gens entêtés et dévoyés n’ont jamais cru, même après avoir vu les Signes, que ceux-ci soient des phénomènes naturels ou des miracles accomplis par les Prophètes. Ces malheureux gens se sont obstinément accrochés à leurs croyances jusqu’à ce que le châtiment divin les saisisse." En guise d’illustration, l’histoire de sept anciennes tribus ayant persisté dans leur mécréance, comme les mécréants de la Mecque, a été narrée. A ce sujet, on a insisté sur les points suivants :

  1. Les Signes sont de deux sortes :
    • Ceux qui sont répandus partout sur terre et dont la seule vue suffit à une personne intelligente de juger par elle-même si ce que le Prophète avance est la Vérité ou non, et
    • Ceux qui ont été vus par Pharaon et son peuple, par le peuple de Noë, par les `Âd et Thamûd, et par le peuple de Lot et les gens d’Al-Aykah. Maintenant, il appartient aux mécréants de décider quelle sorte de Signes ils sont désireux de voir.
  2. La mentalité du mécréant a toujours été la même au fil des âges. Leurs arguments et leurs objections, leurs excuses et leurs subterfuges pour ne pas croire sont restés les mêmes et finalement leurs sorts ont été identiques. De même, les Prophètes à tous les âges ont présenté les mêmes enseignements, leurs caractères, leur raisonnement et leurs arguments contre leurs opposants ont été les mêmes, et ils ont été bénis de la même manière par la miséricorde de Dieu le Très Haut. Ces deux schémas de comportement et de conduite se retrouvent dans l’histoire et les mécréants pouvaient juger par eux-mêmes à quel schéma ils appartenaient, eux et le saint Prophète, respectivement.
  3. Allâh est à la fois Tout Puissant, Omnipotent, et Tout Miséricordieux. L’histoire contient aussi bien des exemples de Son Courroux que des exemples de Sa Miséricorde. De ce fait, il appartient aux hommes de décider s’ils souhaitent mériter la Miséricorde d’Allâh ou Son Courroux.
  4. Enfin, la discussion est résumée : "Ô mécréants, si vous voulez vraiment voir les Signes, pourquoi insistez-vous à demander à voir ces Signes horribles qui ont frappés les communautés maudites dans le passé ? Pourquoi ne voyez-vous pas le Coran qui est exposé dans votre propre langue ? Pourquoi ne voyez-vous pas Muhammad - que les salutations de Dieu et ses bénédictions soient sur lui - et ses Compagnons ? Les révélations que renferme le Coran peuvent-elles être l’œuvre de Satan ou d’un djinn ? Le récepteur du Coran vous semble-t-il être un sorcier ? Muhammad et ses Compagnons ne diffèrent-ils pas d’un poète et de ses admirateurs ? Pourquoi n’abandonnez-vous pas la mécréance et demandez à vos cœurs de juger ? Quand, au fond de votre cœur, vous êtes convaincus que les révélations coraniques n’ont rien de commun avec la sorcellerie ou la poésie, vous devez savoir que vous êtes cruels et injustes et que vous verrez la fin malheureuse réservée aux cruels et injustes."

P.-S.

Traduit de l’anglais du site de l’association des étudiants musulmans de l’USC.

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